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jeudi 16 janvier 2014
À quatorze heures, rendez-vous à Saint-Michel avec Pauliina, attachée de presse finlandaise. Elle a trente ans, travaille à Londres, est de passage à Paris pour trois jours dans l'agence française de sa société. On évacue vite le travail, puis on s'ennuie doucement ensemble en regardant la ville grise par la grande vitre du café. Pourtant nous sommes drôles, mais il manque à notre langue, son français bancal et mon anglais tordu, le charme des allusions fines et des références communes qui font rebondir. Nous pourrions, avec notre petit langage commun, aller dans les profondeurs essentielles, mais nous allons vers les banalités. Le meilleur moment, c'est quand elle me raconte les souris, elle dit « les ratons », qui pullulent à Londres jusque dans les appartements, jusque dans les penderies, et les renards qu'elle croise dans les rues en rentrant du bureau le soir, comme dans un Japon de rêve.
À trois heures et demie de retour à la maison devant le texte.
Le soir, spectacle de Aakash Odedra. Il y a tellement longtemps que je n'ai pas vu de danse, je ne savais plus ce que c'était. Le danseur commence par une pièce de kathak qu'il a chorégraphiée. Les pieds frappent à plat, le corps tout courbe et torsade, ondulant comme si les articulations pour lui n'étaient pas des cassures, mains en bec pincé, spiralés du dos, tête haute, virevoltes et pirouettes impeccables. c'est sans doute très bon, on voit sa virtuosité, très bien, mais je n'entre pas dans la danse ; ses codes nous laissent au seuil, il faudrait avoir grandi avec, comprendre les nuances, les audaces qu'il y ajoute, son style. Rythme, visage souriant, cérémonie, variations personnelles sur une trame traditionnelle classique, aucun discours possible pour moi.
Ensuite, en revanche, beauté immédiate de la pièce écrite pour lui par Akram khan. Cela s'appelle « In the shadow of man », et le chorégraphe dit

    je n'ai pas choisi de construire une pièce mais d'explorer ma fascination avec la part animale qui est en nous. En tant qu'êtres humains, nous continuons d'évoluer de génération en génération, mais devenons-nous plus ou moins humains ? J'ai toujours senti une forte connexion avec cet animal intérieur dans la danse indienne traditionnelle. Les maîtres kathak ont souvent utilisé les animaux comme sources d'inspiration ; au point de créer un répertoire entier basé sur les qualités, les mouvements et les rythmes de certains d'entre eux. Alors, dans ce voyage avec Aakash, j'étais fasciné par l'idée de découvrir s'il y avait un animal dans l'ombre de l'homme

"L'ombre de l'homme", ce qu'il ne voit pas, ce qui n'entre pas dans la clarté du regard, c'est-à-dire son dos.
Le danseur quand la lumière se fait, pauvre cercle pâle, est accroupi, le dos face à la salle. On est d'emblée dans l'envers de l'homme. Son dos reste longtemps la seule surface éclairée, la seule pleinement visible. L'homme accroupi tressaille : ses premiers mouvements ont l'intensité et l'amplitude minuscules des frissons, des muscles qui roulent sous la peau sans se déplier ni s'allonger. Il frémit, sursaute un peu et pousse un cri de bête, puis commence à faire saillir son omoplate, une seule, dans une sorte de déhanchement inhabituel, situé trop haut, un déhanchement d'épaule. Une omoplate et puis l'autre, alternativement.
Les omoplates, larges surfaces de lumière, aplats clairs, jettent en se déboitant une ombre triangulaire sur le dos, et semblent imiter les saillies d'un visage, l'os des joues ou l'articulation d'un menton monstrueux. Le dos paraît mu par une mimique grotesque, implorante, semblable au cri de bête qu'on a encore dans l'oreille, le dos nu et désossé semble un visage expressif mais sans yeux, sans sujet, ou un sentiment sans visage.
Le danseur (le dos) peu à peu se redresse, crie encore, expire fort. Le dos dans l'effort respiratoire ne se creuse pas comme le ventre, dont on connaît le souple soufflet en peau. Le dos qui inspire s'élargit, et les côtes deviennent saillantes, la peau reste tendue sur la claie des côtes. Flanc de cheval ou de chèvre gravide.
Le dos se redresse et sa colonne vertébrale, l'axe du vertébré qu'il est, commence à jouer. L'animal danseur déouvre sa colonne vertébrale et les mouvements qu'elle permet. Il cherche à l'inverser, se courbe en arrière, dans le sens opposé à celui qu'on connaît ; le dos devenu face se penche en avant, vers son nouveau devant de nouvelle face aveugle.
Torsions du dos et peu à peu le corps se dresse, circule sur la scène dans une longue et souple marche de singe, une marche dansée, où les quatre membres sont encore indifférenciés, quadrupède ou quadrumane indécis.
On est en plein dans le titre du spectacle, ce Rising qui traverse les quatre pièces.
À la fin bien sûr le dos est debout, un pied claque au sol, la pièce se lit alors comme le moment passé, perdu, qui précède le kathak. Le cinéma américain nous a habitué à ces genèses tardives, secondes (Star Wars, Alien, etc.).
Au noir, applaudisements brûlants, sifflets vibrants, de la salle remplie qui a retenu sa respiration pendant onze minutes au ras de la peau du danseur. Le meilleur moment est passé, la beauté n'ira pas plus haut ce soir, mais c'était déjà très haut, dans une hauteur du dedans, non exaltée.
La troisième pièce est anecdotique en comparaison. Elle joue, un peu gamine, sur les lumières. Elle s'intitule Cut, et se propose de découper le corps du danseur avec des lamelles de lumière lanche dans la pénombre. Je m'assoupis presque en regardant par la fente des yeux le danseur zébré, comme dans un clip fluo des années 80.
La dernière pièce est aussi plate, et pourtant c'est Sidi Larbi CHerkaoui qui l'a écrite, mon cher Larbi, le danseur de mon coeur. Il explore une forme d'ascension mystique, une métaphore autour de la lumière. Joli moment au début, quand des ampoules pendent des cintres au bout de câbles électriques de longueurs inégales, que le danseur lance et balance en passant, à pas lents, puis rapides. Cela fait une sorte de ciel aux constellations instables, sous lesquelles le danseur danse enfin, mais sans la ferveur que j'aimais tant chez Larbi, sans son habituel corps à corps fiévreux avec le sol aimanté. Après dix minutes le danseur finit assis dans la position du lotus. Dans ce silence j'entends trop de mots, trop de livres et pas assez de danse.



mercredi 15 janvier 2014
Une fois encore la formule synthétique et parfaite de cette journée tombe des lèvres de l'amie d'hier, au téléphone : « Aujourd'hui c'est hier. J'ai dormi, mais empiriquement je ne fais pas la différence, je me sens comme hier et comme avant-hier ». Cette vie morte, cette vie mort-vivante où le temps se répète.
Cependant : le matin après les rangements rituels, avancé de deux pages dans le chapitre 14, puis accompagné le grand garçon chez l'orthodontiste. On part à vélo, la balade est grisante dans la ville fraîche et mouillée. On ressort du rendez-vous la mâchoire cassée par le prix du traitement annoncé ; je n'ai pas le dixième de tout cet argent, il faudra sans doute y renoncer, s'enquérir ailleurs de la pertinence médicale de ce chantier fou pour les dents déjà jolies du beau garçon. Au retour on déjeune, c'est fête parce que je ramène des sandwichs du fast-food.
Encore une page pendant que le grand joue sur sa console, et je vais chercher le petit au centre de loisirs, avant quatre heures comme je lui avais promis. Il est heureux, alors moi aussi, moins lourd grâce à ses sautillements. En sortant de l'école je photographie les corneilles perchées dans les trois arbres nus, de l'autre côté de la rue, au-dessus de la casse.
Copieux goûter à table, je participe avec appétit, on lit des BD tous les trois en tapant dans les biscuits et le chocolat. Puis les enfants regardent un film et, dans la cuisine où je bois un mug de café chaud, échange de messages avec M. Elle parle de sa vie sourde. J'essaie d'imaginer ce silence entier, presque désirable, mais effrayant, brisé par de stridents acouphènes, des bourdonnements qui ne connaissent pas d'arrêt. Je me demande si elle entend ces bruits encore en dormant, comment elle peut dormir. Nous devrions nous voir bientôt, c'est la bonne nouvelle, une vie en dehors de la solitude, qui soulève d'un coup par le coin toute la chape de la journée.
Aujourd'hui je n'ai pas fumé, le patch diffusait la nicotine apaisante au creux de mon bras. La tête plus légère, mais sans être plus vive : comme si ne pas fumer, en ne m'épuisant plus artificiellement, me rendais à la fatigue foncière du corps à qui je demandais trop, et qui aspire au calme. Je le lui accorde. Il fait du bien.
Le soir, essayé de lire Polichinelle de Pierric Bailly, resté un moment avec réticence au bord de cette écriture virtuose, dans quoi des saillies de poésie pure, des trouvailles fortes, des petits trucs qui font sourire, "Ma dernière chérie, Delphine, disait voili-voilou". Et puis je relâche la méfiance en approchant du sommeil et me laisse prendre par la musique du texte, les situations que j'ai connues là-bas, dans la ville natale, la sortie du lycée, les cafés, la campagne, c'est bien.



mardi 14 janvier 2014
La journée la plus triste de la jeune année. Elle avait bien commencé pourtant, puisque le matin je ressuscite le Robinson. Ensuite la dégringolade. Après les corvées administratives, je tombe sur un lien vers cette page, que je trouve confuse — plus rarement accès à la clarté mentale —, j'affiche la vidéo en grand pour la voir mieux.
Le texte parle d'un film documentaire réalisé à la libération du camp nazi de Bergen-Belsen, Hitchcock ferait partie des cinéastes impliqués, mais les images étaient si choquantes qu'on les a tenues secrètes. Je regarde.
L'horreur, l'horreur, l'horreur.
Les soldats alliés obligent les soldats allemands à terminer leur travail, c'est-à-dire à rassembler les corps squelettiques des détenus morts, à les charger sur des camions, silhouettes molles et cassées qu'on jette sur la plate-forme d'un camion, et à les ensevelir dans d'immenses fosses, au bord desquelles les pantins minces et légers tombent une dernière fois, s'écroulent les uns sur les autres avec une atroce mollesse. Le film est muet.
Impossible de regarder tout. Ça suffit.
Dans la même heure, je tombe sur une photo prise à Nuremberg en 1937, lors d'un grand rassemblement du parti national-socialiste, dans la "cathédrale de lumière". Cette multitude de bras tendus on le sait, présage de la multitude des corps désarticulés. Les deux images ont un lien de similarité, un lien logique aussi, cause et conséquence bien sûr, mais quelque chose de plus profond encore, de plus secret, une communauté de substance. Je chercherai encore.
Au début de l'après-midi je retrouve une amie à la Trinité pour un café. Elle dit qu'elle a commencé un texte sur les grandes morts du XXe siècle, au Cambodge, en Union soviétique, en Amérique latine, que l'Allemagne l'impressionne encore trop pour en parler, elle dit : "Je veux savoir ce que les morts sont devenus". Je bredouille que cela était aussi ma pensée de ce matin, et je ne lui dis pas, mais je le pense, qu'elle a le pouvoir très souvent de ramasser en une phrase ce que je cherche dans un brouillard. On reste un moment sur cette image.
Elle raconte soudain qu'elle est amoureuse. Et malheureuse de l'être. Tombée comme ça, pour rien, elle rapproche les deux doigts, pour un jeune homme trop beau qui voulait bien coucher avec elle, mais d'elle, non. Elle est en miettes, je le vois bien maintenant. On sort fumer une cigarette et le ton rassemblé qu'elle maintenait part en fumée, dans le froid vif, le visage soudain sans les haubans habituels. Elle dit "c'est bien fait pour moi", à cause des hommes qu'elle a quittés parce qu'elle ne les aimait pas. Mais je ne parviens pas à sourire pour elle, pris dans ma peine que la sienne réveille, la douleur renvoit à la douleur, nous passons une heure dans cette position symétrique et solitaire.
Au retour, courses, linge à étendre, envoi d'une candidature, dîner avec les garçons, puis soirée avec Duras et Quignard encore, je lis si lentement.



lundi 13 janvier 2014
En tout début d'après-midi je vais devant l'école des garçons avec ma cigarette aux lèvres et le col du caban relevé machinalement, mais il ne fait étonnamment pas froid pour la saison. De cette tiédeur, malaise. À la porte principale de la rue Émile-Zola on me renvoit à la grille de côté, celle de la rue du Capitaine-Glarner, où j'attends dix minutes avec trois autres parents. Il y a là au pied d'un vieux platane une petite chaise d'école, minuscule et laide, comme celles que j'ai connues dans la ville natale, je photographie sa tristesse. Je photographie aussi la fumée de l'usine à vapeur, blanche sur fond de ciel gris et bleu, et je photographie encore le tag "Horfee" écrit tête-bêche sur l'amoire électrique, il dit tout du retournement par quoi le poète a perdu l'amour.
À treize heures la grille s'ouvre, l'institutrice me reconnaît, les enfants la suivent en rang par deux. Une autre classe suit, celle qu'attendaient les autres parents. Les enfants se poussent et me regardent avec curiosité, ils me disent "bonjour" en souriant, mon fils se tortille en rougissant avec un air radieux, "c'est le papa de Marceau, c'est le papa de Marceau". Je réponds avec sourire aussi, mais en gardant toute ma hauteur, puisque je suis là pour veiller à la discipline.
Le car, conduit par un chauffeur taciturne et moustachu, gris et bourru, roule en grondant jusqu'à la patinoire, derrière la mairie, tout au bout de la longue avenue centrale qui sert de colonne vertébrale à la ville.
On monte en rang le grand escalier de fer avec son relief antidérapant et sa très ancienne peinture orange usée jusqu'à la minceur.
Il faut donner aux enfants qui se déchaussent, alignés sur un banc de bois, les patins à leur taille. On a une fiche cartonnée, petits carreaux, où l'institutrice a noté les prénoms, les enfants chaussent du 31 au 36, des nains et des géants pour leur âge. J'appelle des filles et des garçons au prénoms inconnus, visages inconnus qui répondent, et j'enfile à leurs pieds les patins lourds que je lace en serrant. Ils marchent lourdement jusqu'à la glace, une grande piste ovale avec une barrière à hauteur de taille, comme une arène froide.
La glace est rayée, blanchie par les rayures, mais dans sa transparence pâle on voit flotter les lignes de couleur peintes en-dessous pour les joueurs de hockey. Je regarde les trois groupes d'enfants effectuer des traversées bancales, les bons rapidement, les moyens sans hâte, et les débutants en tombant beaucoup. Il y a une certaine grâce dans ces chutes silencieuses, anoraks rembourrés et gants épais. Les moniteurs patinent sans effort, on voit à peine leurs jambes bouger et pourtant ils avancent.
Assis en hauteur sur les gradins étroits, béton raide, je tente une partie de scrabble sur l'iPod, mais les lettres sur l'écran paraissent glisser plus vite que d'habitude, effet de contiguïté avec la glace où les corps sont libérés des frottements, et le bref vertige d'être dans ce monde où tout échappe me fait éteindre l'appareil très vite. Je sors fumer dans l'escalier en fer, je reviens lire un peu Quignard que j'avais dans la poche. À la fin de l'heure j'aide les petits à se rechausser. On rentre.
Le reste de l'après-midi je ne sais plus ce que j'ai fait, répondu à des offres d'emploi, avancé un peu le chapitre 14, qui met en parallèle le glissement des trains à vapeur sur les rails avec le déroulement du long ruban de la pellicule.



dimanche 12 janvier 2014
À cause d'un statut sur un réseau social, une jeune femme qui parle de ses lectures du moment, retour soudain de La Nuit sexuelle, un livre lu il y a plusieurs années, mais apparemmment parcouru du premier au dernier mot sans qu'aucun griffe ma mémoire (une matière molle et claire couverte d'une fine plaque de métal sombre, difficilement rayable). J'avais bien tout lu, oui, mais sans être traversé par le sens, puisqu'il me restait du livre seulement l'obscurité, une tonalité de pénombre charbonneuse, dont le texte se détache comme d'un fond sans forme.
À la relecture aujourd'hui c'est lumineux. Quignard constate l'angoisse sexuelle, y voit l'inquiétude de n'avoir pas assisté à l'étreinte qui nous a faits, et part explorer cette obscurité première aussi impossible à toucher que le fond de la nuit.
Il dit des choses simples et profondes, que je prenais pour des intuitions propres alors qu'elles sont toutes dans ce livre, où j'avais dû les prendre sans m'en apercevoir. Que la nuit est l'univers visible sans fond. Que la différence sexuelle n'est pas commune aux amants, qui éprouvent deux différences sexuelles différentes. Que le mutisme du petit enfant le laisse dans le monde non verbal de l'inconscient. Et que l'obscurité des grottes est le fond nécessaire d'où détacher l'image. Lumière de la naissance dans un grand bain de mort sombre.

    « Le récit menace dans la paroi nocturne de la même façon que l'orage menace dans le ciel noir. »

Pascal Quignard, La nuit sexuelle, J'ai lu, page 75.


Frappe du texte la concision. Lapidaire, c'est le mot, phrases comme des pierres, denses et opaques au regard rapide. Chacune paraît conclusive, et lance pour nous la longue rêverie que l'auteur a dû suivre avant nous. On peine parfois à sauter d'une phrase à l'autre, tant chacune frôle la fermeture propre aux aphorismes. Il faut parfois effectuer de grandes grambades mentales pour passer d'une idée à l'autre, lisser le joint entre deux fragments de la mosaïque. Cela explique que la première lecture ait pu sembler facile et sans accroc, comme une glissade sur cette surface dure.
Du coup, ce texte intense menace deux fois celui que j'écris à grand peine : une fois parce que la plupart des idées que je veux y mettre sont déjà mieux dites, et une fois parce que cette économie du sens ridiculise mon bavardage. J'essaierai au moins de suivre l'exemple de cette exigence pour les derniers chapitres qui me restent à écrire.




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